Le samedi de la huitième semaine après la Pentecôte, le 25 juillet, jour où l’Église fait mémoire des saints martyrs Proclus et Hilaire ainsi que de saint Michel Maléinos, la Divine Liturgie a été célébrée dans l’église de notre paroisse. L’office était présidé par le recteur de la paroisse, l’archiprêtre Vadim Zakrevsky.
Dans son homélie, le recteur a attiré tout particulièrement l’attention sur les paroles de l’Évangile proclamé ce jour-là : « Tout péché et tout blasphème seront pardonnés aux hommes, mais le blasphème contre le Saint-Esprit ne sera point pardonné aux hommes… ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir » (Mt 12, 31-32).
Soulignant que ces paroles suscitent souvent l’interrogation parmi les fidèles ou font parfois l’objet d’interprétations imprécises, le père Vadim a expliqué que la miséricorde de Dieu est infinie et que le Seigneur est prêt à pardonner à l’homme même les péchés les plus graves, à condition qu’il se repente sincèrement. À titre d’exemple, le recteur a rappelé le Bon Larron, crucifié aux côtés du Sauveur. Bien que la crucifixion fût à cette époque l’un des supplices les plus douloureux et les plus infamants, c’est précisément lui qui fut le premier à recevoir la grâce d’entrer au Paradis, grâce à son repentir et à sa foi en Christ.
Expliquant le sens de l’expression « blasphème contre le Saint-Esprit », le père Vadim a souligné qu’il s’agit du rejet conscient, par l’homme, de l’action et de la présence manifestes de Dieu. Même lorsqu’il voit une manifestation évidente de la puissance divine, un tel homme rejette délibérément la vérité. Ce faisant, il rejette Dieu Lui-même, refuse de reconnaître qu’il a besoin de Lui et, par conséquent, ne recherche ni le pardon ni le salut. C’est précisément pour cette raison qu’un tel état spirituel est qualifié dans l’Évangile d’impardonnable.
Le recteur a également souligné que c’est précisément ainsi qu’agissaient, durant la vie terrestre du Sauveur, nombre de Ses adversaires, notamment certains chefs du peuple d’Israël qui, mus par l’envie et par la crainte de perdre leur influence et leur autorité, rejetaient consciemment les témoignages évidents de la nature divine du Christ.
À l’issue de l’office, les paroissiens ont chaleureusement félicité le recteur à l’occasion de deux anniversaires importants, célébrés deux jours auparavant. De sincères paroles de gratitude, des vœux chaleureux et des félicitations ont été adressés au père Vadim, faisant écho aux nombreux messages qui avaient également rempli, la veille, le groupe de discussion de la paroisse.










