Le samedi de la première semaine après la Pentecôte, durant la Semaine de la Trinité, en la mémoire de l’Apôtre Hermas des Soixante-Dix et du saint martyr Hermias, la Divine Liturgie a été célébrée dans l’église de notre paroisse. L’office était présidé par le recteur de la paroisse, l’archiprêtre Vadim Zakrevsky.
Dans son homélie, fondée sur la lecture évangélique du jour, le recteur a attiré l’attention des fidèles sur la différence entre la correction fraternelle et la condamnation. Bien que la frontière entre les deux puisse parfois sembler très subtile, il existe une distinction fondamentale entre ces attitudes.
La correction fraternelle consiste à aider une autre personne à reconnaître ses erreurs et à corriger sa vie. La condamnation, en revanche, ne se limite pas à la désapprobation des actes d’autrui ; elle comporte également une incrédulité cachée quant à la possibilité de son repentir, de son amendement et de sa transformation spirituelle.
D’autres aspects importants méritent également d’être soulignés. En particulier, le droit d’exercer une telle correction appartient avant tout à celui qui s’efforce lui-même de vivre conformément aux principes moraux qu’il enseigne. En outre, les motivations qui inspirent une telle exhortation revêtent une grande importance : lorsqu’elle procède d’un véritable souci du prochain et du désir de lui venir en aide, elle peut porter un fruit spirituel. Mais lorsqu’elle naît de l’irritation, de l’orgueil ou de l’animosité, même des paroles justes risquent de ne pas atteindre leur but.
Comment, dès lors, éviter le danger de s’élever soi-même au-dessus des autres lorsque l’on cherche à les corriger ?
(Le dernier paragraphe reflète l’opinion personnelle de l’auteur du texte.)








