Le samedi de la 34ᵉ semaine après la Pentecôte, la Divine Liturgie a été célébrée présidée par le recteur de notre paroisse, l’archiprêtre Vadim Zakrevski.
En ce jour, la Sainte Église célèbre également la mémoire de :
• Saints Athanase le Grand (†373) et Cyrille (†444), archevêques d’Alexandrie
• Saints Cyrille et Marie (mort vers 1337), moine et moniale du grand habit, parents de saint Serge de Radonège
• Saint Athanase de Siandemsk (Siandebsk) de Vologda (après 1577)
• Saint Athanase de Navolotsk (XVIᵉ–XVIIᵉ siècles)
• Saint Marcien de Cyr (†388)
• Hiéromartyr Michel Kargopolov, prêtre (†1919)
• Hiéromartyr Eugène Isadski, prêtre (†1930)
• Hiéromartyrs Vladimir Zoubkovitch, Nicolas Krasovski, Serge Lebedev et Alexandre Roussinov, prêtres (†1938)
Dans son homélie, le recteur s’est référé à la parabole de la veuve et du juge inique, tirée de l’Évangile du jour. Le père Vadim a souligné que, bien que la veuve n’eût personne pour la défendre, personne pour payer en sa faveur, et qu’elle n’eût elle-même aucun moyen de soudoyer le juge injuste, et c’est par sa persévérance qu’elle obtint son aide sans paiement.
Le père Vadim a comparé cette persévérance à la prière constante et sincère que nous devons offrir, espérant recevoir ce que nous demandons. Il a également comparé cette situation aux demandes qu’un enfant adresse à ses parents. Au moment où l’enfant formule une demande, celle-ci lui paraît absolument nécessaire et ardemment désirée. Cependant, avec le temps, il peut oublier cette demande et en formuler une autre. De là découle l’idée que ce que nous demandons à Dieu n’est pas toujours réellement nécessaire pour nous à l’instant présent, ce qui peut être l’une des raisons pour lesquelles nous ne recevons pas ce que nous demandons.
Il convient également de prêter une attention particulière à l’allocution du père Vadim à la fin de l’office. Il a souligné que nous sommes tous les enfants bien-aimés du Seigneur. Dans la vie d’un croyant, il arrive souvent que ce pour quoi il prie ne se réalise pas, ou ne se réalise pas immédiatement, du moins dans un premier temps.
Dans une certaine mesure, cela prolonge le thème de l’homélie de la Divine Liturgie précédente, célébrée le samedi après la Théophanie. Le père Vadim a expliqué que cela peut se produire dans deux cas : soit nous nous adressons au Seigneur avec une foi insuffisante, soit ce que nous demandons n’est pas utile ou nécessaire pour nous à ce moment précis.
Il ne faut cependant pas tomber dans le désespoir ni penser que le Seigneur ne nous entend pas. Le Seigneur entend tous et voit tout. Cette question est également liée à l’état spirituel de l’acédie, considérée dans la tradition de l’Église comme un péché. L’acédie est, dans une certaine mesure, liée au manque de foi, car celui qui se remet entièrement à la volonté de Dieu ne devrait pas sombrer dans des états dépressifs à cause des événements de la vie.
Lorsque l’homme confie sa vie au Seigneur, il ne perd ni l’espérance ni un regard joyeux sur l’avenir. L’acédie, au contraire, est le reflet d’une absence de foi et de l’incapacité à discerner la bienveillante Providence de Dieu dans sa propre vie. Le père Vadim a invité les fidèles à accorder une attention particulière à ces aspects spirituels essentiels.
Il est également opportun de rappeler ici les paroles du vénérable Marcien de Cyr, dont la mémoire est célébrée par la Sainte Église le 31 janvier :
« Devant Dieu, l’amour fraternel est supérieur au jeûne. Car Dieu Lui-même a donné le commandement de l’amour, tandis que l’ascèse dépend uniquement de notre libre volonté. »
(Le contexte de ces paroles est présenté ci-dessous dans la description de la vie du saint.)
Ci-dessous, nous présentons de brèves notices sur la vie des saints dont la mémoire est célébrée par la Sainte Église le 31 janvier.

Saint Athanase le Grand naquit vers l’an 297 à Alexandrie, dans une famille chrétienne vertueuse. Dès son enfance, Athanase aima si profondément le culte de l’Église qu’il organisait des jeux avec ses camarades, les désignant comme prêtres et diacres, tandis que lui-même, à la manière d’un évêque, accomplissait les offices avec une précision parfaite. Lorsque des enfants de familles païennes se joignaient à eux, Athanase leur parlait du Christ Sauveur et, s’ils donnaient leur accord, il accomplissait sur eux le baptême au bord de la mer. Saint Alexandre, évêque d’Alexandrie, remarqua cette activité. Constatant qu’Athanase accomplissait correctement le sacrement du Baptême, il le reconnut comme valide et le compléta par la Chrismation. Convoquant les parents d’Athanase, saint Alexandre leur demanda d’élever l’enfant dans l’instruction et, lorsqu’il atteindrait l’âge requis, de le consacrer au service de l’Église.
Lorsque saint Athanase atteignit l’âge de vingt et un ans, saint Alexandre l’ordonna diacre de l’Église d’Alexandrie. Dans ce rang, saint Athanase accompagna le patriarche en l’an 325 au premier Concile œcuménique. Lors du Concile, saint Athanase s’exprima pour réfuter l’hérésie d’Arius.
Après la mort de saint Alexandre, le diacre Athanase fut élu comme son successeur. À la tête de l’Église d’Alexandrie, il poursuivit la lutte contre les hérétiques. Profitant du soutien à la cour impériale, ceux-ci obtinrent la condamnation du saint, qui, à la suite de leurs calomnies, fut envoyé en exil en l’an 336.
Après la mort de l’empereur Constantin, saint Athanase revint d’exil et continua à dénoncer les ariens. Cependant, le successeur de Constantin, l’empereur Constance, favorisait les ariens. Sur son ordre, un arien fut nommé archevêque d’Alexandrie. Saint Athanase se rendit à Rome auprès du pape Jules I, grâce aux efforts duquel il fut réhabilité au concile de Sardique en l’an 343.
Malgré de longues années de persécutions et d’épreuves, s’étendant au total sur plus de vingt ans, saint Athanase défendit avec constance la pureté de la doctrine orthodoxe et dénonça inlassablement les ariens. Saint Athanase s’endormit dans le Seigneur le 2 mai 373, laissant derrière lui un héritage spirituel d’une richesse immense.
In 431 the Third Ecumenical Council gathered in Ephesus, to which about 200 bishops arrived from all the Christian churches. Les partisans de Nestorius arrivèrent en retard au concile. Pour cette raison, Nestorius refusa l’ouverture du concile, et lorsque celui-ci commença malgré tout ses travaux, il ne se présenta pas à la séance. Le concile d’Éphèse, présidé par saint Cyrille, condamna l’enseignement de Nestorius comme hérésie.
Nestorius ne se soumit pas au concile et ne se repentit pas, et le patriarche Jean d’Antioche, arrivé plus tard, ouvrit un concile séparé qui déclara saint Cyrille hérétique. Les ennemis de l’orthodoxie calomnièrent saint
Cyrille, et sur ordre de l’empereur il fut emprisonné avec l’évêque d’Éphèse Memnon. Mais bientôt les intrigues des hérétiques furent démasquées et le saint retrouva la liberté.
Nestorius fut déposé et envoyé en exil, où il mourut dans de grandes souffrances. Saint Cyrille dirigea l’Église d’Alexandrie pendant trente-deux ans.
Durant cette période, il purifia l’Église de toutes les hérésies alors présentes et rédigea de
nombreux écrits apologétiques, dogmatiques, exégétiques et moraux.
SAINT MARCIEN DE CYR
Saint Marcien de Cyr vécut à la fin du IVe siècle en Syrie, alors partie de l’Empire romain d’Orient.
Il quitta sa patrie et sa famille noble pour s’installer dans le désert de Chalcis près d’Antioche (aujourd’hui Antakya).
Il se construisit une hutte très étroite où il vivait en réclusion, alternant prière, psalmodie et lecture de l’Écriture.
Il ne mangeait qu’une fois le soir — environ 80 grammes de pain sec et un peu d’eau — gardant toujours la faim et la soif.
Deux disciples, Eusèbe et Agapite, le rejoignirent plus tard, vivant chacun dans une hutte séparée mais se réunissant pour la prière commune.
Marcien aménagea aussi une cellule pour ceux qui voulaient recevoir un enseignement par l’intermédiaire d’Eusèbe.
Une nuit, Eusèbe vit Marcien entouré d’une lumière divine si forte qu’on pouvait lire l’Écriture.
Une autre fois, le saint arrêta une bête sauvage par le signe de la Croix et un souffle de sa bouche.
Sa renommée s’étendit largement. L’archevêque Flavien d’Antioche vint le visiter avec d’autres hiérarques.
Marcien répondit que Dieu parle déjà par la création et l’Écriture, et que les paroles humaines ajoutent peu.
Lorsque l’ascète Avide lui rendit visite, Marcien fit préparer des légumes pour lui.
Avide protesta qu’il ne mangeait jamais avant le soir, mais Marcien répondit que l’amour fraternel est supérieur au jeûne,
car Dieu a commandé l’amour tandis que l’ascèse dépend de la volonté humaine.
Par sa vie et son enseignement, Marcien affermit la foi orthodoxe contre les hérésies et contribua à l’ordre canonique,
notamment à l’unité de la date de Pâques.
Avant sa mort, connaissant l’heure de son départ, il ordonna à son disciple de l’enterrer secrètement. Il s’endormit en 388.
Le saint s’endormit vers l’an 444.
À sa dormition, la Très Pure Mère de Dieu elle-même se tenait auprès de lui, celle qu’il avait fidèlement servie toute sa vie.
SAINTS CYRILLE ET MARIE
Saints Cyrille et Marie vécurent dans la principauté de Rostov.
Cyrille servait les princes de Rostov ; tous deux vivaient dans la prière, aimaient l’Église et pratiquaient la charité,
élevant leurs enfants dans la piété. Ils eurent d’abord un fils, Étienne, puis un second, Barthélemy — le futur saint Serge.
Avant sa naissance, Barthélemy donna un signe miraculeux pendant la Liturgie en criant trois fois dans le sein de sa mère.
Ses parents firent le vœu de le consacrer à Dieu. Plus tard, appauvris, ils s’installèrent à Radonège.
Étienne et Pierre se marièrent, tandis que Barthélemy désirait devenir moine. Par obéissance il attendit la mort de ses parents.
Dans leur vieillesse, Cyrille et Marie entrèrent au monastère Pokrovski de Khotkovo, recevant d’abord la tonsure puis le grand schème.
Ils s’endormirent vers 1337.
Leur culte commença au XVIe siècle ; auprès de leurs reliques on lisait sans cesse le Psautier et de nombreux miracles eurent lieu.
Pendant les persécutions le monastère fut ravagé, mais en 1989 la cathédrale et tout le monastère furent rendus à l’Église.








