Le sacrement de la Sainte Onction le mercredi de la Semaine Sainte, le 8 avril 2026

Chers paroissiens,
Le 8 avril 2026 à 18h00, le Sacrement de l’Onction des malades sera célébré dans l’église de notre paroisse.
Nous vous invitons à prendre connaissance des prescriptions du Typikon de l’Église ainsi que des recommandations du recteur concernant la préparation et la participation à ce sacrement.

Le Sacrement de l’Onction des malades

Le Sacrement de l’Onction des malades est l’un des sept sacrements de l’Église orthodoxe.

Il est célébré pour la guérison des maladies spirituelles et corporelles et accorde également la rémission des péchés oubliés.

Il est accompli par l’onction en forme de croix du front, des narines, des joues, des lèvres, de la poitrine et des mains du fidèle avec de l’huile consacrée, accompagnée de la lecture des prières, de l’Apôtre et de l’Évangile.

Ce sacrement est une action sacrée dans laquelle, par l’huile consacrée, la grâce divine est communiquée à l’homme pour la guérison de l’âme et du corps. Dans les livres liturgiques, il est plus souvent appelé « consécration de l’huile ». Le terme « soborovanie » provient de la pratique de sa célébration par plusieurs prêtres réunis.

En cas de maladie grave, il peut être célébré tout au long de l’année, et pendant le Grand Carême chaque fidèle s’efforce d’y participer.

Dans les prières du sacrement, on adresse à Dieu de nombreuses supplications pour le pardon des péchés du souffrant et pour sa guérison. La guérison corporelle est mise en dépendance de la guérison spirituelle, laquelle suppose la repentance, c’est-à-dire le pardon des péchés uni à la ferme résolution de corriger sa vie selon les commandements de Dieu.

Ainsi, le but du Sacrement est la guérison intégrale de l’homme.

Pour la célébration, on utilise de l’huile d’olive. Depuis les temps anciens, l’huile est à la fois un aliment, un remède, un combustible pour les lampes et un produit cosmétique. Son abondance était perçue comme un signe de la bénédiction de Dieu. On en oignait le corps, les cheveux, ainsi que les prophètes, les prêtres et les rois.

Les saints Apôtres eux-mêmes oignaient les malades. L’Apôtre Jacques écrit :
« Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et qu’ils prient sur lui en l’oignant d’huile au Nom du Seigneur. Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés » (Jacques 5,14–15).

Il ressort de ce texte que, dès les temps apostoliques, existait la pratique de l’onction des malades ; toutefois, la force de guérison est attribuée non à l’huile elle-même, mais à la « prière de la foi ». Le fruit de ce sacrement est la guérison du corps et le pardon des péchés.

Dans ce sacrement, nous demandons non seulement le pardon des péchés oubliés, mais aussi celui de tous les péchés, qui peuvent être en partie la cause des maladies corporelles. Le péché est une maladie de l’âme, et dans ce sacrement nous implorons la grâce de Dieu pour la guérison de l’âme et du corps.

On peut recevoir ce sacrement plusieurs fois dans l’année (notamment en cas de maladie grave), mais y recourir plusieurs fois durant un même Grand Carême témoigne d’une incompréhension de son sens, proche de la superstition.

Traditionnellement, plusieurs prêtres célèbrent ce sacrement, mais un seul peut aussi le faire en cas exceptionnel.

Avant de recevoir l’Onction, les fidèles doivent se confesser et communier.


Instructions pour les fidèles

Le prêtre oint les mains des deux côtés, près des poignets. Les manches des vêtements ne doivent pas toucher les endroits oints d’huile.

L’huile sur le visage, la poitrine et les mains peut être délicatement essuyée avec du coton. Ce coton doit être placé dans un petit sachet et emporté chez soi. Le coton imprégné d’huile consacrée peut être utilisé tant qu’il est imbibé d’huile ; ensuite, il doit être brûlé.

Après être rentré chez soi, il est souvent nécessaire de s’occuper des affaires domestiques. C’est pourquoi le prêtre oint la partie supérieure des mains, afin que l’on puisse les laver soigneusement en cas de nécessité. L’huile doit être laissée pour être absorbée ; il convient donc d’éviter de laver à l’eau les parties ointes.

Les femmes doivent accorder une attention particulière à l’usage des produits cosmétiques, car il n’est pas recommandé de se laver après le sacrement, afin de ne pas enlever l’huile consacrée.

Pour cette raison, il n’est pas conseillé de frotter l’huile sur le visage, la poitrine, le cou ou d’autres parties du corps. L’excédent d’huile doit être retiré avec précaution à l’aide de coton.

Ceux qui s’approchent de la Sainte Communion après le Sacrement de l’Onction ne sont pas tenus de se confesser préalablement.